Des infirmière on en manque...

Publié le par fcilprof

Bientôt des infirmières Québécoises dans les hôpitaux français ?


Le 19 Novembre 2008 - (Infirmiers.com) : Après l’arrivée des infirmières espagnoles dans les hôpitaux, nous allons bien bientôt voir des infirmières Québécoises exercer dans notre pays.
 
En effet une entente entre la France et le Québec actant le principe général de reconnaissance réciproque des qualifications professionnelles a été signée par le président Sarkozy le 17 octobre dernier.

Cette Entente fixe le principe général de reconnaissance des qualifications professionnelles entre les deux pays. Elle précise la méthode qui sera suivie dans le cadre de la reconnaissance des diplômes et, dans une annexe, fixe la liste des professions dites prioritaires comme par exemple celles des infirmiers.

Profession par profession un arrangement de reconnaissance mutuelle (ARM) devra être élaboré et signé par les autorités compétentes au Québec (Ordre) et en France (Ministère).

L'entente comme les ARM devra respecter la réglementation européenne (directive 2005-36).

Dans ce cadre un travail a été initié entre l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) et la Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins (DHOS) afin de déterminer les niveaux d'équivalences entre les diplômes infirmiers québécois et français. Ce travail n'est pas achevé.

Lorsque l'ordre infirmier sera mis en place, il conviendra d'associer ses représentants à ce travail, en vue de l'élaboration d'un ARM.

Il faut rappeler que la législation actuelle prévoit que seules les infirmières ressortissantes d’Europe, Andorre et Suisse parlant français avec diplôme en soins généraux reconnues peuvent travailler en France.

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) fait état dans un communiqué de presse récent de ces négociations « sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles »

« Cet accord devrait alléger les mesures administratives soutenant la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles qui permettront aux infirmières québécoises et françaises d’exercer leur profession sur le territoire du Québec et de la France ».

« L’OIIQ reconnaît d’ores et déjà la formation des diplômées d’État françaises, et a mis en place, depuis plusieurs années, une procédure allégée afin de favoriser leur venue au Québec… Dans le contexte actuel, plus d’une centaine d’infirmières françaises font une demande d’équivalence à l’OIIQ annuellement. Ainsi, depuis 2002, l’OIIQ a émis 415 permis ».

« Concernant l’intégration des infirmières québécoises en France, seulement quatre infirmières diplômées du Québec ont déclaré un employeur en France au Tableau 2008-2009 de l’OIIQ. Seules les infirmières possédant un baccalauréat en sciences infirmières cumulent suffisamment d’heures de formation pour espérer voir reconnaître leur diplôme par la France. L’OIIQ entend toutefois négocier les compléments de formation nécessaire pour les infirmières du Québec détentrices d’un diplôme collégial.

L’OIIQ est confiant que ces négociations seront couronnées de succès et porteront leurs fruits dans l’année à venir. Dès qu’une entente interviendra entre les parties, l’OIIQ fera le nécessaire afin d’adopter toute réglementation que requiert sa mise en œuvre, et ce, dans les meilleurs délais ».

Contrairement aux infirmières Espagnoles, les infirmières Québécoise n’auront pas la barrière de la langue. Mais accepteront-elles les conditions de travail en particulier les salaires offerts par les hôpitaux français ?

M. Guy ISAMBART
Rédacteur en chef
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Raizonville Eve 26/11/2008 19:32

Je suis actuellement étudiante infirmière en 2ème année. Par le biais de mes stages, et de mes vacations en tant qu'aide soignante, je ne fais que constater le manque d'infirmière à l'Hopital et en Maison de retraite. De là, pour celles qui travaillent, elles sont surmenées par leur travail, et ce qui me désole le plus, c'est qu'elles n'ont pas le temps pour être vraiment en contact avec les patients, en dehors des soins. Le relationel est mis en quelque sorte de côté, faute de disponibilité. Et c'est ce qui me chagrine le plus. De ce fait, en tant qu'étudiante, j'essaye un maximun d'être la plus présente possible auprès de mes patients. Car en plus du soin, de la technique..., je considère que le relationel joue un rôle essentiel dans la prise en charge des patients ou résidents. Même dix simples petites minutes, suffiraient pour renouer le contact et la confiance envers le soignant. C'est sur ce point-là (même s'il en existe tant d'autre !), que la pénurie d'infirmière me désole le plus...